Posters et communications 2016 : Félicitations aux lauréats !

Prix Poster

Alexithymie et reconnaissance émotionnelle à l'adolescence

PERES V.(1), ROBIN M.(2), CORCOS M.(2)

(1) Université paris descartes, paris, FRANCE;
(2) Institut mutualiste montsouris, PARIS, FRANCE

Prix Poster 2016

But de l'étude : La reconnaissance émotionnelle par l’observation des micro expressions du visage est un outil relationnel puissant, qui permet l’établissement du lien avec l’autre ; une faible capacité de reconnaissance émotionnelle , ou à l’inverse une hyper vigilance, peuvent donc être un facteur d’isolement (Robin, et al., 2011). Sur le versant intrapersonnel, l’alexithymie peut mener aux mêmes difficultés. L'adolescence est une période de remaniements émotionnels intenses et les adolescents présentant des difficultés psychiatriques sont les plus affectés par ces remaniements. D'un débordement à un émoussement affectif, les relations des adolescents aux pairs peuvent être conflictuelles voire inexistantes tant l'isolement induit par le trouble psychiatrique est fort. Les mutations émotionnelles qu’induit la phase de l’adolescence sont encore peu modélisées scientifiquement, pourtant c’est dans cette tranche de vie que beaucoup de troubles psychiatriques font leur premières apparitions. Une meilleure compréhension des difficultés émotionnelles et leur articulation entre elles , pourraient permettre une meilleure proposition de soins.
L’objet de notre étude est de mettre en évidence le lien pouvant exister entre l’alexithymie et la capacité de reconnaissance émotionnelle chez des adolescents présentant des troubles psychiatriques hospitalisés dans une unité de crise.
Méthode : analyses statistiques de corrélations sur des patients de 13 à 18 ans d’une unité de crise chez 46 adolescents, tous troubles psychiatrique confondus, qui ont complété la TAS20 (Toronto Alexithymia Scale) et effectué une tâche de reconnaissance émotionnelle faciale (Multimorph).
Résultats : Une corrélation significative entre les deux outils est observée : plus le score d’alexithymie est élevée plus le délai de reconnaissance des émotions chez autrui est important.
Conclusion : Les difficultés émotionnelles observées - tant sur la sphère inter qu’intra personnelle- via l’alexithymie et des difficultés de reconnaissance émotionnelle, ne font que témoigner du besoin de trouver des méthodes de prise en charge émotionnelle plus efficaces pour éviter la chronicisation des troubles observés à l’adolescence.

Prix du Comité Scientifique

L'emploi du terme schizophrénie dans la presse française : une information massivement déséquilibrée

HODE Y.(1), BLAIN PIERRE F.(2), MAHE A.(3)

(1) Centre Hospitalier de Rouffach, ROUFFACH, FRANCE;
(2) Association PROMESSES, PARIS, FRANCE;
(3) ObSoCo, PARIS, FRANCE

Prix du Comité Scientifique

Introduction : La façon de parler de la schizophrénie dans la presse influence la stigmatisation des malades et aussi les choix des financeurs de la santé [1]. Nous avons recherché la façon dont la presse écrite emploie en France le terme de schizophrénie et les mots apparentés.
Méthode : Tous les articles de quatre quotidiens nationaux, un régional et trois magazines hebdomadaires de diffusion large ont été analysés sur la période du 1er janvier 2011 au 31 mars 2015. L’usage métaphorique du terme schizophrénie a été séparé de l’usage médical d’abord par la présence ou non d’association des termes (hopit* | asile | psych* | Dr | Pr). Ensuite une vérification manuelle et une correction a été réalisée sur ce classement. Les usages non métaphoriques ont ensuite été analysés à l’aide d’ Alceste, un logiciel de statistiques textuelles.
Résultats : Le terme schizophrénie a été utilisé 2038 fois, soit en moyenne 60 fois par an dans chaque titre de presse.L’usage non métaphoriquene représente que 44% des articles. L’analyse lexicale retrouve quatre classes de discours : culturel (56%), judiciaire associé à la notion de violence (11%), scientifique (13%) et médico-social (20%). L’analyse spécifique de la presse régionale montre un rapport un peu différent avec 58% des articles associant la schizophrénie à des comportement violents.
Discussion : L’usage métaphorique est dominant, et dans le sens medical, le terme est surtout employé dans un contexte culturel à l’occasion des œuvres ou des créateurs. L’association de la schizophrénie avec la violence est très importante dans la presse régionale. Par ailleurs, même dans les classes de discours scientifique et médico-social, la très grande majorité des articles n’expliquent pas ce qu’est la schizophrénie et il n’y a quasiment pas de contre discours au discours sur la violence.
Conclusion : La presse utilise le terme schizophrénie avec une fréquence non rare, mais dans la majorité des cas avec une présentation négative et fausse (métaphorique ou associée à la violence), sans discours qui en prenne le contre pied.
[1] Dubugras MT, Evans-Lacko S, Mari Jde J. A two-year cross-sectional study on the information about schizophrenia divulged by a prestigious daily newspaper. J Nerv Ment Dis. 2011;199(9):659-65.

Prix du Congrès

PTSD chez les réfugiés syriens au Liban

SOUFIA M., TORBEY M., ABOU NASR R., YAACOUB H.

Université Saint-Esprit de Kaslik, Jounieh, LIBAN

Prix du Congrès 2016

Introduction : Les recherches médicales montrent qu'une part importante du stress rapportée par les réfugiés est due à une multitude de facteurs liés à l'exil mais aussi à une exposition antérieure à des événements violents.
Le PTSD un trouble anxieux qui peut se développer à la suite d’une exposition à un ou plusieurs événements traumatisants. Il est fréquemment observé dans les situations de guerre.
Objectif Principal : Déterminer la prévalence du PTSD chez les réfugiés syriens au Liban
Méthode : Le choix de la population étudiée a été effectué à partir de quatre dispensaires répartis sur l’ensemble du pays et offrant des services de santé et de santé mentale gratuits aux réfugiés.
Les vingt premiers utilisateurs de ces services venus aux dispensaires sur une période de trois mois et âgés entre 15 et 60 ans ont systématiquement été interrogés et examinés pour une exposition antérieure à un ou plusieurs événements traumatisants en lien avec la guerre Syrienne. Ceux qui ont été exposés à de tels événements ont été recrutés.
Un questionnaire socio démographique en arabe composé de quatorze items a ensuite été rempli et le dépistage pour le PTSD a été effectué à l'aide d'une version arabe du Mini International Neuropsychiatric Interview.
Résultats : 93 réfugiés syriens provenant de divers endroits au Liban ont été inclus dans cette étude. 24,7% des participants ont montré un diagnostic positif de PTSD (23 participants sur 93). Homs est la province syrienne avec la plus forte prévalence de PTSD avec 39,1% des cas. Les adolescents et les jeunes adultes âgés entre 14 et 30 ans ont la plus forte prévalence de 47,8%. Les femmes sont plus souvent touchées que les hommes, et représentent 73,9% des cas étudiés.
Conclusion : Malgré qu’un échantillon de 93 participants ne peut être représentatif des 2.300.000 réfugiés syriens au Liban, il peut cependant nous montrer que le PTSD chez les réfugiés syriens est très répandu, sous-diagnostiqué et par conséquent peu traité. Cette prévalence retrouvée dans la présente étude est proche du seuil des 30% décrit chez les vétérans du Vietnam. Ceci suppose que le traumatisme est l'un des plus importants facteurs de stress enduré par la population civile syrienne cherchant refuge au Liban.

Prix Poster Infirmier

La visio-conférence, un outil au service de l'infirmier de conseil en santé mentale au bénéfice des EHPAD isolés du haut et moyen pays niçois

GIORDANA J.-Y., SCAPIN M.-H., BOISSONNET P., MARRO N., BECHI P., PIVA M., GANGA N.

(1) Université paris descartes, paris, FRANCE;
(2) Institut mutualiste montsouris, PARIS, FRANCE

QUI 
 L'infirmier
POURQUOI
 • Faciliter l’évaluation de la situation de l’usager dans l’EHPAD.
 • Réduire les délais d’accessibilité aux soins.
 • Conseiller et accompagner les équipes des EHPAD.
COMMENT
 Grâce à :
 • Une délégation de compétences médicales construite, modélisée et délimitée pour effectuer une évaluation biopsychosociale
    Le parcours de formation, validé par l’équipe médicale et mis en application depuis plusieurs années comprend : les techniques d'entretien en santé mentale, l’évaluation du risque suicidaire, l’évaluation des troubles cognitifs et des troubles du comportement permettant l’utilisation, d’échelles d’évaluation, et d'outils objectifs
    Nécessitant des prérequis pour l’infirmier :
           * une expérience en santé mentale
           * une connaissance de l’institution, du réseau de professionnels, et des partenaires de la Société civile
           * une connaissance de la législation
 • Une intervention du psychologue et ponctuellement du médecin (réajustement de traitement, liaison)
 • Une utilisation de l’outil informatique : appuyé et financé par le Conseil Départemental des Alpes Maritimes et l’Agence Régional de la Santé PACA.
QUAND
Une fois par mois par EHPAD avec planification à l’année (modulable en fonction de la demande).
OBJECTIFS
 • Eviter les déplacements devenus inutiles,
 • Améliorer la prise en charge des patients,
 • Rompre l’isolement des équipes : conseil et soutien,
 • Répondre aux besoins et demandes des équipes par rapport au patient
 • Faciliter le parcours du patient et conseiller les équipes des EHPAD sur la formalisation du plan de soin personnalisé,
 • Construction d’un partenariat avec les équipes des EHPAD.
RESULTATS
 • Augmentation du nombre des EHPAD aux visio-conférences,
 • Augmentation du nombre de professionnels participant aux visio-conférences,
 • Diminution du nombre d’hospitalisations directes aux Urgences,
 • Amélioration du dispositif du maintien à domicile du patient,
 • Facilitation du parcours de l’usager,
 • Majoration du nombre de sollicitations des EHPAD, pour un nombre croissant de résident.
 • Recueil de satisfaction des participants par un questionnaire.
 • Mise en place de formation à l’IFSI de la Croix Rouge et à l’IFCS de la Croix Rouge

Prix de l'Institut de psychiatrie de la Fondation Pierre Deniker

Prix Deniker 2016
PRIX RECHERCHE TRANSLATIONNELLE

L'influence du stress périnatal sur la vulnérabilité au chocolat... un effet dépendant du sexe
Sarah MORLEY FLETCHER, Lille

PRIX RECHERCHE CLINIQUE

L'anxiété dans la dépression résistante : caractéristiques cliniques et radiologiques
Jean-Marie BATAIL, Rennes

PRIX RECHERCHE CLINIQUE

Cognition sociale dans la schizophrénie : une nouvelle Batterie Française...
Elodie PEYROUX, Lyon

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