Psychiatrie et lutte contre le terrorisme : les psychiatres, des lanceurs d'alerte

mercredi 6 septembre 2017

Dans une tribune publiée dans Le Monde Sciences le 5 septembre 2017, les docteurs Fatma Bouvet de la Maisonneuve et Raphaël Gaillard réagissent à l’injonction du ministre de l’intérieur à la psychiatrie de participer à la lutte contre le terrorisme.

TRIBUNE. L’appel impromptu du ministre de l’intérieur à la mobilisation de la psychiatrie contre le terrorisme illustre les quiproquos dont ­notre métier fait l’objet. La vive polémique qui a fait suite a rapidement permis de dégager deux évidences : les terroristes ne sont pas des malades mentaux, et un tel amalgame est stigmatisant pour nos patients ; seule une infime minorité de nos patients peut s’avérer perméable à la radicalisation, et les filières islamistes les évitent soigneusement tant leur désorganisation peut compromettre la planification d’un acte terroriste. Par ailleurs, en ­dehors de certaines conditions précises de dérogation, le secret professionnel doit être protégé en tant que garant de l’exercice de la médecine...

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