Neuropsychologie des sujets à Ultra Haut Risque de Psychose (UHR) : une analyse critique de la littérature

Neuropsychology of subjects with Ultra‐High Risk (UHR) of Psychosis: a critical analysis of the literature

C. Mam‐lam‐Fook1,2,3,4*, C. Danset‐Alexandre1,2,3, L. Pedron1,2,3, I. Amado1,2,3, R. Gaillard1,2,3, M.‐O. Krebs1,2,3

1 Centre Hospitalier Sainte‐Anne, Service Hospitalo Universitaire, CJAAD, Paris, France
2 Université Paris Descartes, Sorbonne Paris Cité, Faculté de Médecine Paris Descartes, Paris, France
3 INSERM, Laboratoire de "Physiopathologie des maladies Psychiatriques", Centre de psychiatrie et neurosciences, U894, Institut de Psychiatrie (GDR3557), Paris, France
4 INSERM, Laboratoire « Mémoire et Cognition », Centre de Psychiatrie et Neurosciences, CPN U894, Institut de Psychiatrie, GDR 3557, Paris, France

Résumé

Les troubles cognitifs sont actuellement considérés comme un élément central des troubles présents dans la schizophrénie et comme un handicap majeur ressenti au quotidien par les patients. Ces troubles sont présents en amont du premier épisode psychotique, dès la phase « prodromique » pendant laquelle, les symptômes sont présents à un niveau infraliminaire du seuil de psychose.
Les personnes présentant ces signes sont considérées comme ayant un « état mental à risque de psychose » (ou à Ultra Haut Risque) et leur risque de transition psychotique est de 20 à 40 % à un an.
Malgré de nombreuses études, la chronologie d’apparition des troubles cognitifs par rapport aux symptômes psychotiques n’est pas encore clairement établie et l’étude des liens entre cognition et symptômes pourrait améliorer la compréhension des troubles psychotiques.
La reconnaissance de certains troubles cognitifs avant l’expression de troubles psychotiques pourrait aussi permettre d’améliorer la détection précoce. Nous avons réalisé une analyse systématique de la littérature explorant les troubles cognitifs rapportés chez les sujets à Ultra Haut Risque de psychose. L’objectif de la plupart des études est d’établir leur valeur prédictive de transition psychotique. Néanmoins, les résultats des études sont peu consensuels.
Devant l’hétérogénéité des résultats des études antérieures, nous effectuerons une analyse critique de la littérature et proposerons des pistes de réflexion pour les études futures.

 

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