Psychiatrie clinique, biologique et thérapeutique

Qualité de vie des malades atteints de schizophrénie : étude de 100 cas

Sélectionné dans L'Encéphale par Jean-Pierre OLIÉ

Mis à jour le lundi 2 juillet 2012

Auteurs : L. Zouari, J. Ben Thabet, Z. Elloumi et al.
Référence : Encéphale, 2012, 38, 111-117
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Le commentaire de Jean-Pierre OLIÉ

Objectifs :

Evaluer la qualité de vie de sujets atteints de schizophrénie suivie en ambulatoire à l’aide de l’échelle SF-36.

Méthode :

Plusieurs outils de mesure quantitative ont été utilisés auprès de 100 patients choisis au hasard dans la file active d’un service universitaire tunisien : PANSS, l’auto questionnaire SF36, EGF (évaluation globale du fonctionnement), échelle UKU (mesure des effets indésirables du traitement).

Rappelons que la SF-36 est structurée en 8 dimensions (activité physique, limitations dues à l’état physique, douleur physique, santé psychique, limitations dues à l’état psychique, vie et relations avec les autres, vitalité, santé perçue) qui mesurent à la fois santé physique et santé psychique.

Résultats :

L’étude indique une corrélation entre altération des items mesurés par la SF-36 et : inactivité professionnelle, cours évolutif épisodique de la maladie avec symptômes résiduels entre les épisodes, effets indésirables du traitement mais au total seulement 1/3 des patients avaient une qualité de vie altérée si l’on se réfère aux résultats de la SF-36.

Commentaires :

1- La SF-36 n’est certainement pas l’outil le plus pertinent pour mesurer la qualité de vie : elle mesure davantage la santé perçue. Il n’est donc pas étonnant qu’elle soit corrélée à des aspects tels que l’accès à une activité professionnelle ou le ressenti d’effets indésirables imputables au traitement.
2- Cette étude retrouve aussi une corrélation entre le score à la SF-36 et la dimension désorganisation : celle-ci est un facteur d’altération de la santé perçue.
3- Reste enfin à connaître l’impact du contexte socio-culturel, cette étude ayant été menée en Tunisie. Rappelons en effet que l’insertion dans une activité ordinaire ou protégée est un facteur de qualité de vie perçue (TH. Kapfer et L. Singer ; Annales Médico Psychologiques, 1974.

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