Psychiatrie clinique, biologique et thérapeutique

La scolarisation des patients atteints par des troubles du spectre autistique sans retard mental

Mis à jour le jeudi 8 février 2018

dans

Schooling of patients exhibiting Autism Spectrum Disorders without mental retardation

D. Grimma,b, B. Assoulinec, A. Pierod

aCentre hospitalier Alpes Isère, 38120 Saint-Égrève, France
bUniversité Joseph-Fourier, 38000 Grenoble, France
cCentre expert asperger, Cadipa, centre hospitalier Alpes-Isère, 3, rue de la Gare, 38120 Saint-Égrève, France
dComité de soutien à la recherche, centre hospitalier Alpes-Isère, 3, rue de la Gare, 38120 Saint-Égrève,France

Résumé

Introduction. — La scolarité des enfants atteints de troubles du spectre autistique sans déficit intellectuel (TSA SDI) est un sujet encore peu exploré en France.
Objective. — L’objectif de cette étude était d’évaluer un certain nombre de facteurs cliniques et cognitifs qui peuvent être liés à la fonction de l’auxiliaire à la vie scolaire (AVS).
Méthodes. — Quatre-vingt-trois patients autistes (3—18 ans) sans retard mental ont été inclus au centre alpin de diagnostic précoce de l’autisme (Cadipa), centre ressources autisme Rhône-Alpes.
Résultats. — Nos résultats montrent que les autistes typiques et atypiques sont principalement retrouvés en maternelle et au primaire, ils bénéficient plus fréquemment d’une AVS et d’un plus grand nombre de prises en charge comparativement aux enfants porteurs du syndrome d’Asperger. Les profils cognitifs de la Wechsler Intelligence Scale for Children (WISC 4e édition) sont également différents : l’indice de compréhension verbale (ICV) et l’indice de mémoire de travail (IMT) sont plus élevés chez les aspergers que chez les autistes typiques et atypiques. L’ICV et l’indice de vitesse de traitement (IVT) sont indirectement corrélés au nombre d’heures d’AVS.
Discussion. — Dans le milieu scolaire, la présence d’AVS semble associée au diagnostic principal et au fonctionnement neuropsychologique selon un continuum qui va de l’autisme typique (besoins et déficits plus importants) au syndrome d’Asperger. Aucun lien entre la comorbidité psychiatrique et la scolarité n’a été retrouvé.
© L’Encéphale, Paris, 2015.

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