Psychiatrie clinique, biologique et thérapeutique

Pr Henri LOO

Henri LOO
  • Psychiatre hospitalier - Hôpital psychiatrique
  • St anne
  • Paris, France

BIOGRAPHIE

Diplômes

• Docteur en médecine de la Faculté de Médecine de Paris (1970)
• Spécialiste en neuropsychiatrie (1970)
• Chef de Clinique de Psychiatrie à la Faculté de Paris-Cochin (Professeur Jean Delay puis Pierre Deniker) (1970-1976)
• Professeur agrégé de Psychiatre d’Adulte (J.O. du 1er Octobre 1976)
• Professeur au Collège de Médecine des Hôpitaux de Paris (1980)
• Professeur de première classe en 1983
• Professeur de classe exceptionnelle depuis le 1er Septembre 1997.
• Professeur émérite de la Faculté Paris Descartes depuis le 1er septembre 2007.
• Membre titulaire de l’Académie Nationale de Médecine (15 mars 2005).

Carrière clinique

• Interne des hôpitaux de Paris (concours 1963)
• Inscrit sur la liste d’aptitude aux fonctions de chef de service et de secteur (J.O. du 29 Juin 1972)
• Médecin des Hôpitaux de Paris (1er Octobre 1976)
• Chef du Service Hospitalo-Universitaire de Santé Mentale et de Thérapeutique à l’Hôpital Sainte-Anne à Paris (1er Octobre 1985 au 30 septembre 2003)
• Consultant des Hôpitaux octobre 2003-septembre 2006
• Attaché des Hôpitaux depuis le 1er octobre 2006

Distinctions et prix

• Prix de thèse - médaille d’argent (1970)
• Lauréat de la Faculté de Médecine (1970)
• Chevalier de l’ordre de la République Tunisienne au titre de la Santé Publique (J.O. de la République Tunisienne du 4 Octobre 1985)
• Chevalier de l’Ordre de la Légion d’Honneur (J.O. du 11 Avril 1993)
• Prix Jean Bernard de la communication de la Fondation pour la recherche médicale (6 Mai 1999)
• Officier de l’Ordre National du Mérite (26 Juin 2000)

Mes derniers commentaires

À Perrine Vandamme :
Madame et chère Collègue,
Mes co-auteurs et moi-même vous remercions de vos remarques.
Faisant référence au commentaire de Monsieur Akim BOUSSAIDI, vous trouverez les arguments qui nous ont fait réfuter à un EDM de type mélancolique.
L’essai d’une association d’un antidépresseur, tricycliques ou IMAO, peut se justifier non pas pour rechercher un effet antidépresseur mais pour rechercher un effet psycho-énergiseur utile dans le déficit schizophrénique.
Vous avez raison, vu la gravité de l’évolution de ce diagnostic, il faut discuter rapidement des ECT.
Merci de votre intervention.

Professeur Henri Lôo

À Akim Boussaidi :

Monsieur et cher Collègue,
Mes co-auteurs et moi-même nous vous remercions de votre commentaire auquel nous allons essayer de répondre.
Vous avez parfaitement raison, un EDM pouvait être légitimement discuté lors de l’hospitalisation, notamment la forme mélancolie avec anesthésie affective, mais vous avez relevé un certain nombre d’éléments qui plaident contre l’EDM. J’ajouterai qu’il n’y avait aucune ébauche de culpabilité, de remords, de regret sur le passé et que dans l’état actuel, c’était le « vide absolu » : on ne trouvait aucune tristesse, aucune tension émotionnelle, aucune morosité, c’était le néant absolu sur le plan émotionnel.
Vous posez des questions thérapeutiques. La mise sous lithium ne nous semblait pas justifiée parce que la bipolarité n’était pas évidente du tout, ensuite parce que le lithium entraîne parfois un syndrome psychique fait d’indifférence : on risque peut-être de majorer l’indifférence et le ralentissement cognitif.
Pour l’Abilify la dose basse a été suggérée pour un effet désinhibiteur. On sait qu’à plus hautes doses, l’Abilify devient plutôt réducteur.
Nous n’avons pas souhaité continuer la clozapine à plus fortes doses pour éviter les syndromes confusionnels avec l’électrochoc et de peur de ne plus savoir devant une éventuelle amélioration à quelle thérapeutique reviendrait cette amélioration.
Il ne nous semble pas dans l’état actuel que l’association avec du lithium ou un autre lithium-like soit indiqué.
Bien sûr, vous avez raison de souligner qu’à côté de l’intervention proprement biologique, il faut la prise en charge psycho-sociale et nous avons beaucoup insisté pour des activités d’interaction sociale et d’insertion dans des groupes thérapeutiques.
Par ailleurs, le sujet est vu régulièrement en entretien. Dans l’état actuel, il faut surtout me semble-t-il rétablir les contacts, les liens qu’il avait auparavant et le stimuler pour les communications, ce qui semble positif actuellement.
Encore merci pour vos remarques.

Professeur Henri Lôo

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