Psychiatrie clinique, biologique et thérapeutique

De la rumeur à la théorie du complot - Stéphane Mouchabac

Mis à jour le mercredi 9 août 2017

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Le Dr. Stéphane Mouchabac vous présente cette session à ne pas manquer le mercredi 18 janvier à 9h30, au 15e Congrès de l'Encéphale.

À l'heure de l'hypermédiatisation des événements de l'actualité et de la profusion des informations sur les réseaux, les théories du complot fleurissent (ou refleurissent).
Celles-ci, également désignées de façon plus récente par les néologismes, conspirationnisme ou théorie conspirationniste, désignent une interprétation spéculative d'événements suivant un plan concerté et orchestré secrètement par un groupe, généralement considéré comme malveillant par les tenants de ces théories. Certaines de ces théories, d'une logique implacable et preuves à l'appui feraient douter plus d'un esprit pragmatique, alors que d'autres plus farfelues font sourire.

La théorie du complot tend à se soustraire à la réfutation, ainsi toute démonstration contraire va être interprétée comme une manipulation supplémentaire dont les conspirateurs sont à l'origine. Surtout, ces théories discréditent et s'opposent aux explications dites officielles, établies par les pouvoirs publics et relayées par les grands médias d'information. Pourtant, l'histoire nous a montré qu'il existe des complots à différentes échelles et que déconsidérer systématiquement toute thèse non officielle n'est pas la solution.

Les études en sciences humaines montrent que ces théories sont partagées par une partie importante de la population générale, bien sûr à des niveaux de conviction variables et des thèmes parfois différents. La psychologie individuelle et sociale apporte des explications quant aux biais cognitifs ou aux motivations sociales qui peuvent sous-tendre ces constructions de pensée. Parfois, la frontière avec la paranoïa a été avancée, mais statistiquement, une population aussi vaste peut-elle souffrir d'une pathologie aussi sévère ?

Nous interrogerons donc les frontières parfois poreuses entre complotisme et pathologie, dans un souci d'objectivité, afin d'aider les cliniciens à mieux faire la part entre le normal et le pathologique.

 

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