Chers collègues,
La fin de l’année est imminente, et déjà la nouvelle année se dessine.
Persiste de cette fin d’année 2025 un sentiment diffus d’incertitude, marqué par l’instabilité géopolitique et politique, par des votes tels que celui du PLFSS, bien inquiétant pour l’exercice de la médecine – ne serait-ce qu’en fixant un ONDAM inférieur à l’inflation, et par quelques avanies encore.
Se tissent d’ores et déjà les grandes perspectives de l’année 2026, en gardant en tête — notre encéphale ! — que c’est par le seul fait de penser que nous pouvons traverser nos états d’âme et les méandres contemporains. L’idée n’est pas de s’échapper du présent par l’idée du futur. Clémenceau avait eu à ce titre ce commentaire assassin : « On reconnait un discours de Jaurès au fait que tous les verbes sont au futur ». L’idée est de bâtir ce futur par le présent de nos pensées et de nos actions, à titre personnel et au travers de la communauté psychiatrique que nous formons.
Retrouvons-nous pour l’édition 2026 du Congrès de l’Encéphale, autour de ce qui fonde notre exercice de psychiatre, qu’il s’agisse de l’état de l’art ou des données de la science, de ce que nous pouvons comprendre de notre vocation grâce à nos invités, pour cette édition Guillaume Gallienne, Nicolas Demorand, Charlotte Gainsbourg, et l’Académicien Christian Jambet autour du rapport de Michel Foucault avec la psychiatrie, ou plus fondamentalement autour de ce que nous avons en partage : le futur se conjugue au présent, et à la première personne du pluriel.
Pour le Comité scientifique du Congrès de l’Encéphale.
Raphaël Gaillard