Sexual orientation, coming out and suicidal ideation in young French LGBP people
Auteurs : Paul Martinsa,*, Baptiste Lignierb, Thibault Chiarabinic, Bénédicte Gohiera,d, Catherine Potarda
a Pays de la Loire Psychology Laboratory (LPPL), Psychology Department, Angers University, Angers, France
b Psy-DREPI Laboratory, Psychology Department, University of Burgundy, Dijon, France
c Infectious and Tropical Diseases, Hospital Saint-Antoine, GHU AP-HP, Sorbonne University, Paris, France
d Department of Psychiatry and Addictology, University Hospital, Angers, France
Les jeunes individus s’identifiant comme lesbiennes, gays, bisexuels ou pansexuels (LGBP) sont particulièrement vulnérables à l’idéation suicidaire (IS). Cette étude examine les relations entre l’orientation sexuelle, le genre, le coming-out et l’idéation suicidaire chez les jeunes adultes français LGBP.
L’échantillon comprenait 459 participants âgés de 18 à 35 ans, dont 50,1 % (n = 230) s’identifiant comme LGBP. Les données ont été collectées à l’aide d’un questionnaire en ligne utilisant la version française de l’échelle Suicidal Ideation Attributes Scale (SIDAS-FR).
Les résultats révèlent des niveaux d’idéation suicidaire significativement plus élevés chez les individus LGBP que chez les personnes hétérosexuelles, les individus bisexuels rapportant les niveaux les plus élevés. Les femmes issues de minorités sexuelles, en particulier les femmes bisexuelles et pansexuelles, ont été identifiées comme le sous-groupe le plus vulnérable à l’idéation suicidaire. Les hommes issus de minorités sexuelles rapportaient également une augmentation de l’idéation suicidaire par rapport aux hommes hétérosexuels.
Le coming-out apparaît comme un facteur protecteur, les participants ayant révélé leur orientation sexuelle à leurs deux parents présentant un niveau plus faible d’idéation suicidaire.
Cette étude met en lumière la nécessité d’interventions ciblées pour soutenir les individus LGBP, en mettant l’accent sur la réduction des stigmates, la promotion de l’acceptation familiale et le renforcement des ressources communautaires en santé mentale.