Maud Rothärmel présente le cas d’un patient de 60 ans, sans antécédent psychiatrique, présentant un tableau initial de dépression avec anxiété, troubles du sommeil et ralentissement psychique. Après une amélioration partielle sous antidépresseur, l’évolution est marquée par un virage hypomaniaque puis par une dégradation rapide des fonctions cognitives, orientant vers des hypothèses psychiatriques et neurologiques successives.
Malgré des bilans initiaux rassurants, l’exploration du liquide céphalo-rachidien révèle une inflammation, conduisant finalement au diagnostic de neurosyphilis. L’introduction d’un traitement par pénicilline permet une amélioration clinique significative. Toutefois, une rechute thymique à distance, avec nouvel épisode hypomaniaque, vient complexifier l’évolution et interroger l’intrication entre pathologie infectieuse et trouble de l’humeur.
Ce cas souligne la nécessité d’évoquer une étiologie organique devant des tableaux psychiatriques atypiques, ainsi que l’importance du suivi à long terme.