Cette session explore les troubles fonctionnels intestinaux (TFI), désormais désignés comme troubles de l’interaction intestin‑cerveau ou Disorders of the Gut-Brain Interaction (DGBI), en mettant en lumière leur complexité et leur fréquence en pratique clinique.
Chloé Melchior souligne la nécessité de dépasser la stigmatisation associée au terme « fonctionnel » et de s’appuyer sur un diagnostic positif. Elle détaille une physiopathologie multifactorielle intégrant troubles de la motricité digestive, hypersensibilité viscérale, altérations du microbiote et facteurs psychosociaux, notamment le stress et les expériences de vie. La prise en charge repose ainsi sur une approche globale et coordonnée, combinant interventions diététiques, traitements médicamenteux (dont neuromodulateurs) et thérapies comportementales validées telles que l’hypnose et les TCC.
Une collaboration étroite entre gastro‑entérologues, psychiatres et psychologues apparaît essentielle pour améliorer durablement la qualité de vie des patients.