Juliette Salles présente le cas d'une femme de 22 ans admise aux urgences pour une intoxication récente au protoxyde d’azote, associée à des paresthésies des extrémités et des troubles du comportement fluctuants. L’évaluation initiale, neurologique et paraclinique, ne met pas en évidence d’anomalie, orientant d’abord vers une intoxication ou une origine psychiatrique, avec désorganisation idéique et hallucinations acoustico-verbales évoquant une pharmacopsychose.
L’évolution clinique, marquée par une aggravation des symptômes et l’apparition d’un tableau compatible avec un syndrome catatonique, conduit à réévaluer les hypothèses diagnostiques. La prise en charge multidisciplinaire permet finalement de poser le diagnostic d’encéphalite auto-immune à anticorps anti-NMDAR, pathologie rare touchant principalement les femmes jeunes.
Ce cas illustre la complexité du diagnostic différentiel aux urgences entre atteintes neurologiques et psychiatriques et souligne l’importance d’une collaboration étroite entre spécialités pour une prise en charge rapide et adaptée.