Psychiatrie clinique, biologique et thérapeutique

L'Encéphale – Volume 41, fascicule 3

Publié le mercredi 17 juin 2015

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juillet 2015

Divers

Editorial board

Éditorial

Le jardin de soins, recours thérapeutique : aspects psychopathologiques et phénoménologiques, implications thérapeutiques

Auteurs : D. Pringuey, F. Pringuey-Criou

Mémoires originaux

Enregistrement magnéto-encéphalographique (MEG) de réminiscences du trauma chez des femmes souffrant de stress post-traumatique : une étude pil...

Auteurs : J. Cottraux, F. Lecaignard, S.-N. Yao, C. De Mey-Guillard, F. Haour, C. Delpuech, D. Servan-Schreiber

RésuméNeuf femmes droitières présentant un stress post-traumatique selon le DSM-4 ont été exposées à un scénario préenregistré sur une cassette audio. Elles devaient imaginer successivement, une image neutre, un souvenir traumatique personnel, puis une image de repos pendant que la MEG mesurait l’activité cérébrale dans les bandes delta, thêta, alpha et bêta. Chaque condition durait trois minutes après lesquelles étaient évaluées l’anxiété, la fréquence cardiaque et la vivacité des images mentales. L’analyse des données de la MEG était effectuée avec le logiciel Statistical Parametric Mapping (SPM) 8. La variable dépendante était une valeur de soustraction : (trauma – repos) − (neutre – repos). L’anxiété et la fréquence cardiaque ont augmenté significativement durant la condition « traumatique » pour revenir au niveau de condition « neutre » lors de la condition « repos », tandis que la vivacité de l’imagerie mentale restait stable lors des trois conditions. Le cerveau gauche a montré une décroissance significative de puissance (p<0,01) située dans le cortex visuel secondaire (bande delta), l’insula (bande bêta), et l’insula, le cortex prémoteur et la région de Broca ainsi que l’aire 43 de Brodmann (bande alpha). Le rappel de souvenirs traumatiques durant trois minutes a entraîné des hypo-activations dans des régions dont les fonctions sont le langage et la régulation des émotions.

Signes neurologiques mineurs dans la schizophrénie précoce

Auteurs : S. Bourgou Gaha, S. Halayem Dhouib, I. Amado, A. Bouden

Résumé

But

Les objectifs de notre étude étaient de déterminer la prévalence, les scores et la nature des signes neurologiques mineurs (SNM) chez des adolescents présentant une schizophrénie à début précoce et de rechercher les corrélations entre ces marqueurs et les caractéristiques démographiques, cliniques et thérapeutiques des patients.

Méthodologie

Il s’agit d’une étude cas-témoins portant sur 12 patients appariés par âge et par niveau scolaire à 12 témoins sains sans antécédents personnels, ni familiaux psychiatriques. La procédure d’évaluation a consisté en la passation des échelles cliniques des symptômes positifs et négatifs (PANSS), et de l’échelle des SNM de Krebs et al. (2000).

Résultats

L’âge moyen de notre population était de 14,7ans. La prévalence des SNM était de 100 % avec un score total moyen de 29,3±4,1 contre 7±1,3 chez les témoins. Des corrélations négatives entre l’âge et le score total des SNM (p=0,05) et celui de l’intégration sensorielle (p=0,04) ont été trouvées. Aucune corrélation n’a été trouvée entre les différents scores de l’échelle des SNM et les caractéristiques cliniques et thérapeutiques des patients.

Conclusion

La prévalence et les scores élevés des SNM chez les jeunes atteints de schizophrénie précoce traduiraient l’existence d’anomalies structurelles cérébrales, elles-mêmes séquelles de perturbations du développement neurologique précoce, ce qui serait en faveur de l’hypothèse neurodéveloppementale pour cette pathologie.

Impulsivité et problèmes d’internalisation et d’externalisation chez l’adolescent

Auteurs : S. Braham, I. Hadj Kacem, S. Mlika, Y. Moalla, A. Walha, N. Gaddour, H. Ayadi, F. Ghribi

Résumé

Objectifs

L’aspect multidimensionnel de l’impulsivité-trait est prouvé par la structure composite des échelles d’évaluation de ce concept. Nous avons essayé d’étudier ses associations avec les problèmes d’externalisation et d’internalisation dans une population clinique d’adolescents.

Patients et méthode

C’est une étude transversale descriptive et analytique. Nous avons recruté 31 adolescents consultant dans l’unité de pédopsychiatrie du CHU F. Bourguiba de Monastir, en Tunisie. Pour mesurer l’impulsivité dans ses différentes dimensions, nous avons utilisé l’échelle d’impulsivité de Barratt (BIS). Pour évaluer les problèmes d’externalisation et d’internalisation, nous avons eu recours au The strengths and Difficulties Questionnaire (SDQ).

Résultats

Le score total au BIS était 71,52±13,83. Les moyennes des scores des problèmes d’internalisation et d’externalisation étaient respectivement 9,65±3,26 et 9,35±4,41. L’impulsivité motrice était sélectivement associée à la dimension d’externalisation. L’impulsivité de non-planification était associée aux deux dimensions mais surtout aux problèmes émotionnels. L’impulsivité attentionnelle était associée aux deux dimensions mais surtout à l’hyperactivité/inattention.

Conclusion

Les dimensions de l’impulsivité étaient différemment corrélées avec les problèmes d’internalisation et d’externalisation. Nous pourrions envisager d’intervenir sur ces problèmes en agissant sélectivement sur les différents domaines de l’impulsivité.

Psychopathologies des demandeurs d’asile en Europe, traumatisme et fonctionnement défensif

Auteurs : V.M.-L. Mazur, K. Chahraoui, L. Bissler

Résumé

Les demandeurs d’asile sont particulièrement exposés au risque psychopathologique, notamment en raison d’expériences traumatiques sévères et d’évènements de vie négatifs à caractère cumulatif. Cette étude vise à appréhender les liens entre les modalités du fonctionnement défensif adaptatif et les psychopathologies chez 120 demandeurs d’asile accueillis en Europe. Nous avons ainsi cherché à évaluer les troubles psychopathologiques dans cette population (en particulier états de stress post-traumatique, dépression majeure et anxiété généralisée), puis à observer, à l’aide du DSQ-60, les liens entre ces psychopathologies et les modalités défensives de ces sujets. Nos résultats indiquent que plus de 60 % des sujets souffrent de troubles psychopathologiques avec une comorbidité importante des troubles post-traumatiques et dépressifs (64,2 %). Par ailleurs, l’intensité de la symptomatologie est corrélée à un fonctionnement défensif moins adaptatif (en particulier davantage de défenses du côté des niveaux de l’agir de la distorsion de l’image de soi). Le recours à certains mécanismes comme l’affiliation, le refoulement et l’idéalisation sont moins importants dans les groupes en souffrance. Ces derniers présentent davantage de défenses du côté de la projection, de la dévalorisation de soi, du retrait, de la projection, du passage à l’acte et de l’hypocondrie. Nos résultats soulignent la place des mécanismes d’affiliation qui pourrait constituer un facteur de résilience facilitant l’adaptation et qui pourrait venir enrichir la proposition de soins faites à ces sujets fragilisés.

Psychopathologie

Psychopathologie des mésusages du Subutex® : le syndrome de Popeye

Auteurs : J. Békaert, G. Podevin

Résumé

La buprénorphine haut dosage (BHD), plus connu sous le nom de Subutex®, est de nos jours largement prescrite comme traitement substitutif des pharmacodépendances majeures aux opiacés. Son administration en sublinguale permet une diminution des symptômes de manque présents lors de l’arrêt de prise de substance opioïde. Ces dernières décennies, les données épidémiologiques portant sur les personnes sous traitement de substitution ont mis l’accent sur la recrudescence des détournements ainsi que des mésusages de Subutex®, et plus spécifiquement, sur les injections intraveineuses de BHD. Ces pratiques accrues ouvrent la voie à des séquelles physiques majeures voire létales. Le syndrôme de Popeye est une des complications possibles de ce mésusage qui se manifeste par un gonflement des deux côtés des deux avant-bras et des mains. Ce syndrôme ne s’amoindrit pas ou peu après l’arrêt des injections et peut avoir des répercussions sur un plan physiopathologique et esthétique. Dans cet article, nous approchons au travers d’une vignette clinique un homme de 43ans hospitalisé dans un service d’addictologie pour injections massives de BHD par voie intraveineuse et souffrant d’un syndrôme de Popeye ainsi que d’une dépendance à l’alcool. Suite à la présentation de cet homme que nous prénommerons « Adam », et de la mise en lumière des soubassements psychopathologiques, notre réflexion sera sous-tendue par une mise au point touchant aux spécificités de la pratique de l’injection intraveineuse de BHD.

Psychiatrie biologique

Maladie de Niemann-Pick de type C et troubles psychiatriques : le cas d’une fratrie

Auteurs : A. Maubert, C. Hanon, J.P. Metton

Résumé

La maladie de Niemann-Pick de type C (NPC) est une maladie neuro-viscérale rare, de transmission autosomique récessive, ayant une présentation clinique extrêmement hétérogène. La forme adulte de la maladie, d’expression habituellement neurologique, peut également se manifester sous la forme de troubles psychiatriques isolés et non spécifiques. Depuis 2009, la mise sur le marché du miglustat a permis d’en améliorer l’évolution. Nous exposerons le cas d’une fratrie suivie au sein d’un même service de psychiatrie et présentant une clinique psychotique atypique. Le frère, chez qui a initialement été diagnostiquée une schizophrénie, est atteint d’une maladie de NPC. Il est actuellement stabilisé sous miglustat. Sa sœur aînée, également traitée pour une schizophrénie, est hétérozygote pour une des deux mutations portées par son frère mais présente aussi des symptômes neurologiques qui nous ont interrogés. Parce qu’il s’agit d’une maladie à transmission autosomique récessive, les sujets hétérozygotes, ne transportant qu’une seule mutation pathogène du gène, sont généralement asymptomatiques. Plusieurs hypothèses sont discutées : expression psychiatrique chez des hétérozygotes, facteur génétique de prédisposition à la schizophrénie, comorbidité ou association fortuite. Des investigations supplémentaires auprès des patients et de leurs familles seraient nécessaires pour nous orienter vers une réponse.

Psychiatrie légale

Divergences dans l’expertise psychiatrique de responsabilité : bilan et premières hypothèses à travers une revue de la littérature

Auteurs : J. Guivarch, M.-D. Piercecchi-Marti, D. Glezer, J.-M. Chabannes

RésuméIntroductionL’expertise psychiatrique pénale de responsabilité permet d’assurer un équilibre entre la psychiatrie et la justice. Aujourd’hui elle semble connaître un malaise, avec des critiques de plus en plus nombreuses portant particulièrement sur l’existence de divergences entre les experts, sans que des études spécifiques n’aient été menées pour le confirmer.ObjectifNotre objectif était de proposer une revue de la littérature sur ce sujet pour dégager les principaux points de divergences et proposer des pistes explicatives.Matériel et méthodesPour cela, nous avons étudié le rapport de la commission d’audition de 2007 sur l’expertise psychiatrique pénale ainsi que les contributions des différents auteurs et avons réalisé une recherche bibliographique sur PubMed, Cairn et Science Direct.RésultatsLes divergences concernaient surtout l’interprétation médicolégale, la discussion de la relation entre la pathologie et l’infraction, plus particulièrement dans des contextes qui impliquent une discussion médicolégale plus poussée, notamment l’arrêt des traitements médicamenteux, la prise de toxiques ou encore la négation des faits par un accusé souffrant de troubles mentaux. Il existait également des divergences diagnostiques et des divergences liées au concept même d’altération du discernement.DiscussionLes désaccords semblaient liés avant tout à des conceptions personnelles ou à des courants de pensée différents qui influençaient l’interprétation et les conclusions des experts.

Neuropsychologie

Mesure du déficit de reconnaissance des émotions faciales dans la schizophrénie. Étude préliminaire du test de reconnaissance des émotions fac...

Auteurs : B. Gaudelus, J. Virgile, E. Peyroux, A. Leleu, J.-Y. Baudouin, N. Franck

Résumé

L’altération de la cognition sociale associée à la schizophrénie, dont fait partie la perception des émotions faciales, a fait l’objet d’une récente méta-analyse qui a révélé son impact majeur sur l’insertion sociale et professionnelle. Or l’utilisation de programmes de remédiation cognitive portant sur le traitement des émotions faciales est freinée par un manque d’outil permettant d’identifier et de quantifier les troubles pour un sujet donné. Le test de reconnaissance des émotions faciales (TREF) permet d’évaluer la capacité à reconnaître 6 émotions universelles (joie, colère, tristesse, peur, dégoût et mépris), présentées à neuf intensités d’expression s’étalant de 20 % à 100 %. Les résultats de l’étude comparative réalisée auprès d’un échantillon de 64 sujets témoins sains et de 45 personnes souffrant de schizophrénie montrent, de manière cohérente avec les données de la littérature, une diminution significative des performances de reconnaissance des émotions faciales dans la schizophrénie. Des scores seuils sont proposés afin de permettre l’utilisation du TREF pour l’identification et la spécification de la présence d’un déficit de reconnaissance des émotions faciales chez un sujet donné, et permettre son orientation vers une prise en charge spécifique.

Thérapeutique

Troubles anxieux résistants : revue des stratégies de traitements médicamenteux

Auteurs : G. Ammar, W.J. Naja, A. Pelissolo

Résumé

Même si le taux de réponse aux traitements médicamenteux, et notamment aux antidépresseurs inhibiteurs de recapture de la sérotonine (IRS) et de la noradrénaline (IRSN), est relativement élevé dans la plupart des troubles anxieux, il reste un part non négligeable de patients résistants à une première ligne de traitements. De ce fait, nous avons réalisé une analyse de la littérature portant sur les alternatives pharmacothérapeutiques en cas d’échec des traitements IRS, en nous concentrant sur les études contrôlées en double insu. Le plus grand nombre d’études porte sur le trouble obsessionnel-compulsif. Plusieurs essais contrôlés ont conduit à des résultats positifs, en associant aux IRS des antipsychotiques (rispéridone, aripiprazole, halopéridol), des anticonvulsivants (lamotrigine, topiramate) ou d’autres molécules (pindolol, N-acétylcystéine, mémantine). Dans le trouble anxieux généralisé, aucune stratégie pharmacologique n’a fait la preuve de son efficacité chez les patients résistant aux IRS ou IRSN dans des études contrôlées. C’est le cas également des phobies sociales. En revanche, des résultats significatifs, même s’ils sont souvent partiels, ont été obtenus dans le traitement des états de stress post-traumatique résistants avec l’adjonction d’antipsychotiques (rispéridone ou olanzapine) ou de prazosine. Au total, quelques stratégies pharmacothérapeutiques sont en partie validées comme alternatives aux traitements de première intention, dans les TOC en particulier, mais les résultats sont le plus souvent insuffisants et des recherches spécifiques sont encore nécessaires pour améliorer la prise en charge des troubles anxieux sévères et réfractaires.

Mises au point

Perspectives actuelles dans la microdélétion 22q11.2 : prise en charge du phénotype neurocomportemental

Auteurs : C. Demily, M. Rossi, M. Schneider, P. Edery, A. Leleu, T. d’Amato, N. Franck, S. Eliez

Résumé

La microdélétion 22q11.2 est le syndrome microdélétionnel le plus fréquent de la population générale. Le phénotype associe des anomalies de l’appareil pharyngé embryonnaire à un phénotype neurocomportemental. La présentation clinique du syndrome est extrêmement variable d’un individu à l’autre, quelle que soit la taille de la délétion, et plus de 180 manifestations ont été décrites, aucune n’étant pathognomonique. Les symptômes psychiatriques, particulièrement de nature psychotique, sont fréquents dans la microdélétion 22q11.2 et de nombreux psychiatres sont amenés à rencontrer ces patients. La prise en charge doit tenir compte des particularités du syndrome. L’évaluation de la neurocognition, de la cognition sociale et la recherche de symptômes psychiatriques dans le contexte médical général sont une étape fondamentale. Concernant le phénotype neurocomportemental, les soins de remédiation cognitive doivent être combinés à une prescription mesurée de psychotropes pour aboutir à une meilleure qualité de vie de ces patients.

La catatonie

Auteurs : A.-L. Pot, M. Lejoyeux

Résumé

Les travaux de nombreux auteurs depuis une quinzaine d’années ont conduit à amener la catatonie au rang d’une entité dans le DSM-V, paru en 2013. Ceux-ci mettent l’accent sur une clinique riche avec des tableaux variés (stuporeux mais aussi agités), et un diagnostic simplifié : 2 critères sur 5 du DSM-V, de nombreuses échelles diagnostiques et le test au zolpidem. La recherche étiologique a une importance capitale dans la mesure où des causes organiques, notamment neurologiques, doivent être écartées. En psychiatrie, l’étiologie la plus fréquente est la manie. Aux deux lignes de traitement symptomatique, benzodiazépines et électroconvulsivothérapie, s’ajoutent sur quelques récents case reports les neuroleptiques atypiques, ceci remettant en cause la contre-indication formelle des neuroleptiques dans la catatonie.

Lettres à la rédaction

Forte association entre les symptômes de dépendance à la nicotine et les traits des troubles de la personnalité du cluster A

Auteurs : S. Laconi, A. Sacilotto, A. Moreau, M. Girard, H. Chabrol

Évaluation de l’intervalle QT sous antidépresseurs inhibiteurs de la recapture de la sérotonine : étude des pratiques dans un service hospita...

Auteurs : F. Montastruc, J. Rieu, C. Letamendia, J.-L. Montastruc, A. Pathak, L. Schmitt

Erratum

Erratum à « Bénéfices de la réduction de la consommation d’alcool : comment le faire avec nalméfène » [L’Encéphale 40 (6) (2014) 495...

Auteurs : P. Bendimerad, L. Blecha

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